AAC – Coexistence des activités dans les territoires méditerranéens au XXIe siècle ? Des compromis fonciers aux synergies pastorales – séminaire annuel FONCIMED – 21 au 23 octobre 2026 – Gap (05)
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15 juin 2026 -> Notification d’acceptation & Les inscriptions sont ouvertes 18-20 octobre 2026 -> Forum Doctorale à Embrun, France 21-23 octobre 2026 -> Séminaire à l’Université Aix-Marseille, site de Gap, France |
Le séminaire sera précédé d’un Forum Doctoral du 18 au 20 octobre 2026 (informations à venir).
Organisé par le Réseau de Recherche International sur le Foncier en Méditerranée FONCIMED.
Les territoires méditerranéens sont des lieux où s’expriment de nombreuses demandes, parfois antagonistes, pour l’usage du foncier. Ces demandes reflètent des évolutions sociétales contemporaines qui questionnent les places respectives de l’agriculture, du tourisme, de l’industrie, de l’habitat, de la production d’énergie et des espaces naturels, au sein de territoires multifonctionnels. Connaissant un dérèglement climatique accéléré, la montagne méditerranéenne, caractérisée notamment par la coexistence des activités pastorale et touristique, toutes deux à la viabilité aujourd’hui incertaine, est à la recherche de solutions pour s’adapter. D’un côté, les éleveurs, gardiens du patrimoine pluriséculaire que sont les systèmes pastoraux, sont confrontés à de nombreux défis, souvent liés au dérèglement climatique, pour préserver les pâturages : modification des pâtures, émergence de nouvelles zoonoses, réapparition de prédateurs, incendies plus fréquents et plus graves, etc. De l’autre côté, les professionnels du tourisme, activité à forte valeur ajoutée qui se déroule au cœur de sites touristiques parfois renommés internationalement, cherchent à se réinventer pour faire face à des chutes de neige devenues incertaines, mais aussi à des attentes de plus en plus fortes, émanant des politiques comme des citoyens, sur la réduction des impacts environnementaux de leurs activités. En outre, dans certains territoires, le rôle des pâturages pour la réduction des risques d’incendie n’est pas toujours suffisamment reconnu. Parallèlement, de nouveaux usages du foncier, notamment pour la production d’énergie verte, viennent concurrencer ceux déjà existants, avec pour conséquence une tension accrue pour l’accès au foncier qui peut exacerber les mobilités intra/inter-territoriale des activités et individus.
L’articulation des diverses demandes d’accès au foncier à différentes échelles spatiales, pas de temps et échelons administratifs complique notamment l’émergence de compromis, pourtant indispensables à la réalisation de synergies vertueuses pour l’habitabilité du territoire. Au contraire, les controverses, tensions et conflits semblent même se multiplier. Alors que les contraintes externes sont déjà nombreuses (accélération du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, compétition internationale exacerbée, inégalités socio-économiques accrues ou encore conflits géopolitiques), les pressions internes ne sont pas en reste (transitions démographiques, raréfaction des ressources).
Dans ce contexte, se posent de nombreuses questions, reposant généralement sur la nécessité de concilier les différentes perspectives des acteurs parmi lesquelles : comment concilier développement socio-économique et préservation de l’environnement, mais aussi amélioration de l’habitabilité rurale et recherche de compétitivité territoriale ? Comment assurer maintien des activités traditionnelles et intégration d’activités modernes et arbitrer l’allocation des moyens de production en fonction de la répartition des ressources ?
Ces multiples enjeux ruraux, dont la liste non-exhaustive, interrogent en réalité la régulation politique territorialisée des mécanismes de marché et les dynamiques d’émergence d’innovations sociales locales à même de répondre aux besoins des populations rurales, dans les contextes socio-écologiques et sociotechniques qui sont les leurs. Ici, le partage d’expériences et la coopération internationale apparaissent comme pouvant être bénéfiques pour un développement socialement soutenable des territoires méditerranéens.
L’organisation de ce XVème Séminaire FONCIMED dans les Hautes Alpes, territoire qui illustre parfaitement ces controverses, tensions et conflits, sera l’occasion de rencontres et de visites de terrain, complémentaires aux discussion académiques, propices à une mise en perspective critique des évolutions en cours tout autour de la Méditerranée.
Comité d’organisation |
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Mikaël Akimowicz, Aix-Marseille Université, France Cyrille Genre-GrandPierre, Université d’Avignon, France Maud Hirczak, Aix-Marseille Université, France Claude Napoléone, INRAE, France Gwendoline Promsopha, Aix-Marseille Université, France Elias Tsourapas, HAICTA, Grèce |


