Offre d’emploi – post-doctorat PC4 TRANSOBS (PEPR TRANSFORM) – Thème : Territoires ruraux et de confins

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TITRE : Accompagner la création de « Laboratoires Terrestres » de l’habitabilité au niveau des territoires, en s’appuyant sur la richesse des observatoires académiques de long terme. Thème : « Territoires ruraux et de confins »

1-Informations générales

• Lieu de travail : Aix-Marseille Université
• Date de publication : 28 septembre 2026
• Durée du contrat : 18 mois
• Date d’embauche : 4 janvier 2027
• Quotité de travail : 35h/semaine
• Rémunération : Selon ancienneté et grille salariale AMU sur ce type de poste
• Niveau d’étude souhaité : Bac+8 – Doctorat
• Expérience souhaitée : inférieur ou égale à 5 ans d’ancienneté

2-Missions

Cette offre de postdoctorat s’inscrit dans le cadre du Projet Ciblé 4 (TRANS-OBS) du PEPR
TRANSFORM.
L’ambition du PEPR TRANSFORM est de contribuer à l’inversion des tendances actuelles qui
dégradent le bien-être humain et les conditions de vie de tous les êtres vivants sur Terre. Pour
ce faire, le programme a pour but de :
• faire progresser la compréhension des conditions biophysiques et sociales de
l’habitabilité ;
• renforcer la co-construction de connaissances évolutives fondées sur la création de
tiers-lieux — les laboratoires terrestres d’habitabilité (LT) — pour favoriser les rencontres
entre les scientifiques et la société ;
• définir des options de réparation efficaces et collectives ainsi que des avenirs
souhaitables.
Pour ce faire, TRANSFORM vise à transformer la manière dont la recherche se fait avec la
société, à trois niveaux :
1. renforcer la recherche interdisciplinaire à grande échelle (sciences naturelles et
expérimentales, SHS) ;
2. construire une transdisciplinarité (inter-sectorialité) efficace en optimisant les
collaborations entre acteurs académiques et acteurs sociaux ;
3. capitaliser sur ces transformations pour développer des processus d’apprentissage et
des programmes d’éducation.
Le Projet Ciblé n° 4 (TRANS-OBS) se concentre sur la déclinaison de ces principes généraux à
des dispositifs d’observation académiques existants, financés sur le long terme et labellisés
nationalement par des organismes de recherche (CNRS, INRAE, IRD, BRGM) et des universités.
Ces lieux sont :
• les observatoires de la zone critique (IR-OZCAR) ;
• les Zones Ateliers (ZA) et les Observatoires Hommes-Milieux (OHM) — IR TRESSE ;
• les dispositifs SOSI (Suivi Ouvert des Sociétés et de leurs Interactions).
Ces dispositifs ont été historiquement développés et financés sans liens forts entre eux, par
des communautés (sciences de la Terre, écologie, socio-écologie, sociologie) pas
nécessairement au diapason sur les objectifs à atteindre, ni sur le rôle et la pratique de la
recherche académique dans et en lien avec la société. Tous ne sont pas au même niveau
d’interaction avec la société, mais tous ont développé des recherches qui ont la particularité
d’être situées.
TRANS-OBS souhaite utiliser ce terreau académique pour développer des recherches
nouvelles en finançant un certain nombre de lieux ou de réseaux de lieux. Les laboratoires
terrestres TRANS-OBS peuvent être vus comme des expériences pilotes permettant de faire
émerger une nouvelle génération d’observatoires académiques de long terme : plus
interdisciplinaires (sciences naturelles et sciences humaines et sociales), plus en phase avec
les enjeux sociétaux de l’habitabilité, et ouvrant la voie aux transformations que nos manières
d’habiter la Terre appellent.
TRANS-OBS repose sur l’hypothèse que la recherche et les données acquises par les diverses
communautés scientifiques (de nature très hétérogène) impliquées dans l’observation et
l’expérimentation dans les territoires (le terme étant pris au sens du paysage et non pas
cartographique) sont à même d’aider à améliorer la résolution des conflits politiques sur
l’habitabilité des territoires et de contribuer au bien-être des sociétés. L’hybridation des
savoirs (scientifiques ou non) et d’autres formes de description de nos relations à la Terre,
comme les pratiques artistiques, doivent nous permettre de vaincre les forces contraires, de
renouveler nos récits et représentations sur nos liens à la Terre, et servir de levier d’action
pour les politiques publiques.
Dans ce contexte, TRANS-OBS propose au recrutement 3 contrats post-doctoraux (Ville,
Territoires ruraux et de confins, Santé-Environnement) qui constitueront un collectif de
recherche appelé à travailler de façon coordonnée au sein de TRANS-OBS. les trois personnes
recrutées seront rattachées à trois institutions distinctes, chacune adossée à l’un des thèmes
fléchés du projet. Cette fiche de poste AMU concerne uniquement le contrat post-doctoral
sur le thème de « Territoires ruraux et de confins ».
Le recrutement du ou de la postdoctorant·e sera concomitant avec le choix des LT de TRANS-
OBS. Les Laboratoires Terrestres choisis devront se nucléer autour de controverses, de conflits
d’usages locaux bien identifiés, ou encore d’enjeux forts à travailler à différentes échelles afin
d’articuler local, régional et national par exemple. Comme pour l’ensemble du projet
TRANSFORM, les approches artistiques peuvent être considérées comme un des leviers de
TRANS-OBS.
Votre candidature au Post-doctorat « Territoires ruraux et de confins » sera jugée
complète à réception de votre CV, LM et bref projet de recherche à l’attention de
Corinne PARDO, corinne.pardo@univ-amu.fr
et en mettant en copie :
Isabelle Charpentier, icharpentier@unistra.fr
Jérôme GAILLARDET, gaillard@ipgp.fr
Baptiste Monsaingeon, baptiste.monsaingeon@univ-reims.fr
Attention : un candidat ne peut se positionner que sur une seule des trois thématiques
proposés.


3-Activités

Le-la post-doctorant-e recruté-e sur la thématique « Territoires ruraux et de confins »
échangera de façon très étroite avec les deux autres post-doctorant-es de TRANS-OBS. Les
trois personnes recrutées constitueront un collectif de recherche appelé à travailler de façon
coordonnée au sein de de ce PC4 du PEPR TRANSFORM. Elles partageront un cadre
conceptuel, des temps de travail communs et une animation scientifique unique.
Le projet de recherche devra développer des propositions d’interdisciplinarité radicale pour
permettre une recherche-action au niveau des territoires et une évolution des pratiques
scientifiques, afin de donner aux dispositifs de long terme davantage de visibilité sociétale.
Parmi les défis à relever, on peut citer :
• Le morcellement disciplinaire, entre sciences expérimentales et SHS, qui nuit à la
traduction sociétale et politique des données des observatoires.
• La déconnexion des observatoires de recherche (i.e. issus du monde académique)
du monde « opérationnel », relevant en France du ministère de la Transition écologique mais
nourrissant plus aisément des décisions politiques.
• Des enjeux de représentation et de nouveaux récits à construire pour désenclaver
la pratique scientifique académique et mieux l’intégrer à d’autres dimensions, vernaculaires
ou artistiques par exemple.
• La « tyrannie de la donnée », qui ne conduit à évaluer un dispositif que par le biais
des données qu’il produit, sans se soucier de leur traduction sociétale.
• L’insuffisance des tentatives d’expérimentation comme moyen d’invention des
leviers de la transformation.
• La modélisation comme moyen complémentaire de donner naissance à des
scénarios d’évolution et de transformation.
• Le lien vers des « approches génératives », qui illustrent une des voies du tournant
expérimental pris par les politiques publiques. En plus du politique, le juridique est également
un sujet majeur permettant d’actionner la transformation : le droit de l’environnement devra
nécessairement évoluer et mieux s’articuler avec les observations, expérimentations et
modélisations du monde scientifique (voir par exemple les efforts pour attribuer des
personnalités juridiques à des entités non-vivantes).
L’analyse des conditions sociales de déploiement des expérimentations, afin de garantir la
faisabilité de leur passage à l’échelle et leur reproductibilité via des politiques publiques.
Nous rappelons ici que cette fiche de poste AMU concerne uniquement le contrat post-
doctoral sur le thème de « Territoires ruraux et de confins ». Le recrutement du ou de la
postdoctorant·e sera concomitant avec le choix des LT de TRANS-OBS. Le ou la
postdoctorant·e suivra donc en particulier les LT « Territoires ruraux et de confins » ; son
projet de recherche devra donc pouvoir s’appuyer sur les terrains des LT.
• Missions possibles vers les territoires des LT « Territoires ruraux et de confins »
identifiés.
• Contribution au reporting scientifique.
• Contribution au plan de gestion de données
• Relations avec les autres PC de Transform, dont missions.


4-Compétences

Une thèse de troisième cycle est demandée, ainsi qu’un bon dossier montrant la capacité de
valorisation de projets de recherche ou de recherche-action.
• Compétences opérationnelles /savoir-faire : les compétences disciplinaires peuvent
être très larges : des sciences expérimentales aux sciences humaines et sociales ou aux arts.
La personne recrutée sera jugée sur son projet de recherche et non sur son origine
disciplinaire.
Autonomie, rigueur, esprit critique, inter- et transdisciplinarité, collaboration, communication
• Savoir-être : Fiabilité, curiosité scientifique, capacité d’adaptation, esprit d’initiative,
respect du collectif


5-Contexte de travail

Le post-doctorant pourra être accueilli au sein de l’UMR 7263 IMBE (Institut méditerranéen
de biodiversité et d’écologie marine et continentale – https://www.imbe.fr) sur le site de
l’Europôle méditerranéen de l’Arbois à Aix en Provence.
Le post-doctorant pourra cependant, en fonction de son projet de recherche et de
l’encadrement scientifique souhaité, exercer partiellement dans un autre laboratoire que
l’IMBE, sous conditions de convention d’accueil précisant les conditions d’hébergement.


6-Contraintes

Aucune de contraintes ni astreintes.
Pour tout complément, Contacts : Corinne Pardo – corinne.pardo@univ-amu.fr