Soutenance de thèse – Vers une articulation des processus de patrimonialisation et de revitalisation des centres anciens des petites villes inscrites en milieu rural : étude en Quercy-Rouergue – Marianne Rodrigues – 2 octobre 2026 – Toulouse
Vers une articulation des processus de patrimonialisation et de revitalisation des centres anciens des petites villes inscrites en milieu rural : étude en Quercy-Rouergue
Laboratoire de Recherche en Architecture (LRA) de l’ENSA Toulouse
Travaux dirigés par Monsieur Rémi PAPILLAUT et Madame Laura GIRARD
Soutenance prévue le vendredi 02 octobre 2026 à 13h30
Lieu : Château du Mirail Impasse du Recteur Paul Lapie 31100 Toulouse (campus de l’Université Toulouse Jean Jaurès)
Salle : Rez-de-chaussée
Composition du jury :
M. Rémi PAPILLAULT Professeur Université Toulouse – Jean Jaurès Directeur de thèse
Mme LAURA GIRARD Maîtresse de conférences Université Toulouse – Jean Jaurès Co-encadrante de thèse
M. Yann NUSSAUME Professeur ENSA Paris-La Vilette Rapporteur
M. Philippe DUFIEUX Professeur ENSA Lyon Rapporteur
Mme Caterina GIANNATTASIO Maîtresse de conférences Université de Cagliari Examinatrice
M. Xavier GUILLOT Professeur ENSA Marseille Examinateur
Mme Anaïs LéGER-SMITH Maîtresse de conférences Université Toulouse – Jean Jaurès Examinatrice
Mots-clés : patrimonialisation, revitalisation, centres anciens, ruralité, atlas transcalaire de micro-situations, projet
Résumé :
Depuis plusieurs années, les centres anciens des petites villes connaissent un processus de déprise marqué, dont la dégradation du bâti, la paupérisation et la vacance constituent les manifestations les plus visibles. Face à cette situation, les pouvoirs publics ont progressivement pris la mesure d’un phénomène de dévitalisation structurelle, conduisant à la mise en place de programmes nationaux de revitalisation tels que Action Cœur de Ville (2018) et Petites Villes de Demain (2020). Ce contexte politique constitue le point de départ de cette recherche, envisagée comme une opportunité de ré-interroger une problématique plus ancienne : celle de l’articulation entre la ville ancienne et le projet urbain, initialement théorisée par Gustavo Giovannoni. Il s’agit dès lors de questionner le devenir des centres anciens en tant qu’entité patrimoniale et la façon de projeter son actualisation au regard des problématiques contemporaines. La recherche interroge ainsi les relations entre les politiques publiques issues de ces programmes et les patrimoines architecturaux, urbains et paysagers des centres anciens protégés au titre des Sites patrimoniaux remarquables, dispositif issu de la loi LCAP de 2016. Elle s’appuie pour cela sur l’élaboration et l’expérimentation d’une méthodologie fondée sur l’outil de l’atlas, appliquée à un corpus de petites villes rurales patrimoniales situées dans le Quercy et le Rouergue. Conçu comme un outil d’analyse transcalaire, cet atlas met en lien plusieurs échelles de compréhension des dynamiques de patrimonialisation et de revitalisation — du grand paysage à la micro-situation — afin de révéler des tensions, tantôt fécondes, tantôt conflictuelles, qui structurent les processus de transformation des centres anciens. Les résultats de cette analyse constituent le socle d’une réflexion méthodologique située à l’interface entre patrimonialisation et projet. Celle-ci vise à renouveler la lecture des potentialités de transformation des centres anciens, en intégrant une approche transcalaire attentive aux enjeux patrimoniaux, sociaux et environnementaux. En ce sens, la thèse contribue à repositionner le projet architectural et urbain comme un outil de connaissance à part entière, capable de nourrir la recherche en architecture tout en ouvrant la voie à de nouvelles pratiques professionnelles.
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